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05.02.2007
PGI, demandez l'addition !
PGI, demandez l'addition !
Une étude chiffre les budgets liés à l'installation d'un PGI. Jusqu'à 9 000 dollars par utilisateur sans compter les coûts internes, formation, projets...
Ludovic Arbelet, Pierre Landry et Olivier Roberget , 01 Informatique (n° 1884), le 05/02/2007 à 07h00
Publié en octobre par le cabinet d'études Aberdeen, le rapport « The Total Cost of ERP Ownership » arrive à point nommé. Les conditions d'une reprise économique durable étant réunies et le parc arrivant à un niveau d'obsolescence avéré, les entreprises, et notamment les grands comptes, réinvestissent dans les applications de gestion d'entreprise. Extensions fonctionnelles, changement de fournisseur, consolidation, augmentation du nombre d'utilisateurs : les entreprises ont généralement une expérience du PGI et une certaine connaissance de son coût de possession.
Le coût d'installation : le plus déterminant
Le cabinet d'études Aberdeen, lui, compare les coûts de cinq éditeurs majeurs dans le domaine du manufacturing : SAP, Oracle, Infor, Lawson et QAD. Il conduit, par ailleurs, une nouvelle enquête sur la valeur économique des PGI.
Le coût d'installation d'un PGI reflète trois types de dépenses liées aux licences, aux services facturés et aux coûts internes. Le premier, le coût des licences ne représente qu'une portion du montant total, et a fortiori, du TCO. Mais c'est la partie la plus visible, la plus négociable et celle qui conditionne le montant de maintenance payé annuellement par l'entreprise (avec des taux différents selon les éditeurs et le niveau de service demandé).
Selon Benoît de la Tour, PDG d'Infor France, même s'il est dangereux de généraliser, on peut estimer qu'un prix de licence de 1 500 euros par utilisateur n'est pas aberrant, dès lors qu'on dépasse le millier d'utilisateurs. Pour des projets de moindre envergure (une centaine de postes), il peut facilement atteindre et dépasser les 2 300 euros (prix moyen constaté dans le tableau des coûts de licences par utilisateur selon l'éditeur). Mais il s'agit-là d'une moyenne.
Les éditeurs ne s'étendent pas sur les remises pratiquées. Ils ne précisent pas non plus s'il s'agit d'un coût d'acquisition pur ou lissé sur une période de deux ou trois ans. En outre, tous ne facturent pas de la même façon. SAP pratique des segmentations en fonction du type d'utilisateur (métier, occasionnel) ainsi que des paliers en fonction du degré de profondeur des fonctionnalités. Dans d'autres cas, c'est la fonction qui est facturée et non le nombre d'utilisateurs. Pas facile, donc, d'établir un coût de licence type. Une dépense qui ne serait de toute façon pas discriminante pour les grands comptes, selon Capgemini et Oracle.
C'est déjà moins vrai pour les prestations de services des partenaires/intégrateurs, autrement plus importantes. Presque tous les éditeurs tendent à réduire cette portion de sorte que le ratio licence/service s'établisse à un pour un. Cela en proposant des versions verticales de leur PGI, préparamétrées pour un métier donné. Dans ce cas, la licence est globalement plus chère mais la part de services est réduite. Pour des projets bien bordés ou d'envergure limitée, on table plus facilement sur un ratio de 1 pour 1,2 à 1,5. Mais dans le cas de gros projets, ce ratio est largement dépassé. Notamment du fait de la complexité inhérente à la taille du projet, au nombre de personnes et de processus concernés, au nombre d'interfaces à réaliser. [...]
20:50 Publié dans 6. Des acteurs, des chiffres et des dossiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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